Meilleurs voeux

Madame, Monsieur,

Vous soutenez le comité de défense de l’hôpital intercommunal Castelsarrasin Moissac.

Permettez-moi de vous informer sur notre activité depuis 6 mois que nous avons constitué ce comité:

Les deux réunions à Moissac le 7 octobre et à Castelsarrasin le 24 novembre ont été un vrai succès (plus de 1100 personnes).

Vous êtes nombreux à avoir adhéré ou apporté votre soutien à notre association (aujourd’hui près de 400 personnes).

Nous avons, vous avez contribué à informer la population de notre bassin de vie des menaces qui planent sur les services actifs de l’hôpital, en particulier la chirurgie.

Notre mobilisation est telle qu’il sera difficile à l’administration de faire passer des mesures négatives pour notre hôpital sans provoquer de vives réactions de la population.

Notre force est notre nombre et notre mobilisation rapide en cas de problème.

le 1er semestre 2016 est capital pour notre hôpital. Des décisions peuvent être prises qui mettraient en danger l’existence du service chirurgie à Moissac.

Nous vous informerons de l’évolution de la situation mais restez mobilisés et informez autour de vous de manière à ce que le maximum de personnes nous rejoigne dans notre combat pour sauver notre hôpital.

En attendant, au nom du conseil d’administration, je vous souhaite à chacune et chacun d’entre vous de bonnes fêtes de fin d’année et tous nos vœux de santé, bonheur et réussites, personnelle et collective, pour 2016.

le Président, Jean-Paul NUNZI

 

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article de la Dépêche du 10/12/2015

Interrogée hier par Dominique Orliac, députée PRG du Lot, sur d’éventuelles fermetures de services de chirurgie dans le Grand Sud, la ministre de la Santé a formellement démenti.

«Il n’y a aucune liste, aucune je le dis bien. Aucune liste d’établissement ou de service à restructurer». Questionnée par la députée PRG du Lot, Dominique Orliac, sur d’éventuelles fermetures ou restructurations de services de chirurgie de 58 hôpitaux en France, dont neuf dans la future région, la ministre de la Santé a opposé, hier, un démenti catégorique évoquant même des «rumeurs».

Il n’y aura donc, selon Marisol Touraine, ni fermeture, ni restructuration, en particulier dans les hôpitaux de proximité de Decazeville, Saint-Girons, Moissac, Lourdes, Gourdon et Figeac.«Il n’y a pas de raison de s’inquiéter, le gouvernement est au côté de nos hôpitaux de proximité» a-t-elle précisé, rassurante.

Ces «rumeurs», qui ont suscité localement des inquiétudes, ont semble-t-il été alimentées par une instruction du ministère de la Santé publié en septembre dernier. «Elle consistait, a indiqué la ministre, à rappeler aux établissements qu’ils devaient s’engager en faveur de la chirurgie ambulatoire».

Extrapolation, lecture partielle ou partiale d’un document ? Le sujet, il est vrai, est très sensible. L’été dernier, un autre rapport préconisait lui auss la fermeture de 67 services d’urgences hospitaliers où se fait déjà sentir un manque cruel de praticiens. Le gouvernement avait également démenti.

«Cela clarifie la situation»

Contactée hier, Mme Orliac a d’abord exprimé sa satisfaction. «Au moins, les choses sont claires et cela rassure nos concitoyens». Elle a ensuite fait part d’un double étonnement. En premier lieu, l’hôpital de Gourdon a été récemment doté d’un scanner et un service de chirurgie ambulatoire adossé à un service de chirurgie à temps plein fonctionne depuis 2011.

«Cela correspond précisément aux préconisations du ministère en faveur d’une organisation efficace, moderne, attractive pour les professionnels de santé» affirme-t-elle.Pourquoi, dès lors, vouloir supprimer ou restructurer quelque chose qui marche bien ? «J’ai été d’autant plus surprise par ces éventuelles mesures que je n’en avais jamais entendu parler. J’ai contacté l’agence régionale de santé qui n’était pas informée non plus» ajoute-t-elle, se disant rassurée par les propos de la ministre.


Attirer les médecins

Dans sa réponse à la députée lotoise, Marisol Touraine a indiqué qu’elle avait annoncé voici quelques semaines un plan en faveur de l’attractivité des hôpitaux de proximité. «Pour qu’ils fonctionnent, il faut que des médecins aillent y exercer. J’ai mis en place un plan qui permettra, je l’espère, d’attirer de jeunes médecins. J’ai également engagé des mesures qui permettent de mieux garantir le financement de ces établissements même lorsque leurs activités sont insuffisantes» a écrit Marisol Touraine.

 

La Ministre de la santé, Marisol Touraine et les hôpitaux de proximité

le 9 décembre dernier, à l’Assemblée Nationale, à la question de la Députée du Lot Dominique Orliac sur les menaces qui semblent peser sur les hôpitaux de proximité et en particulier sur celui de Gourdon, la Ministre a répondu:

Fermeture et restructuration de services de chirurgie

Mme Marisol Touraineministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes. « Madame la députée, je vous remercie très sincèrement de votre question qui va me permettre de mettre fin à des rumeurs et à des ambiguïtés. Je vous le dis de la manière la plus nette qui soit : il n’y a aucune liste, aucune, d’établissements ou de services à restructurer. Vous me permettrez, d’ailleurs, de m’interroger sur les motivations de ceux qui ont lancé ces rumeurs, il y a quelques jours à peine, en s’appuyant sur une instruction de gestion du ministère de la santé datée du mois de septembre dernier et qui consistait à rappeler aux établissements qu’ils devaient s’engager en faveur de la chirurgie ambulatoire.

Il n’y a aucune volonté de la part du Gouvernement de procéder à des restructurations ou à la fermeture d’hôpitaux de proximité. Au contraire ! Vous avez évoqué le fait que le ministère ait accordé un scanner à l’un de vos hôpitaux : c’est bien la preuve que nous nous engageons. Depuis 2012, c’est 1,5 milliard d’euros par an que nous consacrons en plus à l’hôpital public. Dans la loi de modernisation de notre système de santé, des mesures ont été prises en faveur du service public hospitalier, et nombre d’elles vont en direction des hôpitaux de proximité.

Il y a quelques semaines, j’ai annoncé un plan en faveur de l’attractivité de ces établissements pour les praticiens hospitaliers. En effet, pour que les hôpitaux de proximité fonctionnent, il faut que des médecins aillent y exercer. J’ai donc créé ce plan qui permettra d’attirer, je l’espère, de jeunes médecins dans ces hôpitaux. De la même manière, j’ai engagé des mesures permettant de mieux garantir le financement de ces établissements, même lorsque leur activité est insuffisante.

Vous voyez, madame la députée, qu’il n’y a pas de raison de s’inquiéter. Le Gouvernement est auprès des hôpitaux de proximité dans tous nos territoires. « 

le comité de défense de l’hôpital Castel Moissac prend acte de cette déclaration du 09/12/2015.

 

France 3 à Moissac ce matin

Présence de France 3 ce matin à 11 heures devant l’hôpital à la suite de l’article de la Dépêche du Midi (publié ce matin sur ce blog). Au pied levé, étaient présents Jean-Paul Nunzi, Président du comité, Daniel Botta, secrétaire et représentant des usagers, Nicolas Nezry, chirurgien, et des représentants de la CGT et de la CFDT.

le reportage devrait passer ce soir au journal de 19 heures.

la chirurgie en danger

Article paru ce jour dans la Dépêche du Midi

Le ministère de la Santé souhaite développer la chirurgie ambulatoire. Conséquence : une soixantaine de petits services de chirurgie pourrait être restructurés ou disparaître, y compris dans le Grand Sud.

Voilà qui jette un froid dans les rangs des défenseurs des hôpitaux de proximité. Selon Le Figaro qui en a dressé la liste, 58 établissements chirurgicaux (dont neuf en Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon), verraient leurs services disparaître ou restructurés en raison d’une activité jugée trop faible.

Dans le cadre du plan d’économie de l’hôpital qui s’élève à 3 milliards d’euros d’ici 2017, le ministère de la Santé veut développer la chirurgie ambulatoire qui permet, pour une opération, de limiter à une seule journée le temps d’hospitalisation.

Dans ses instructions diffusées fin septembre auprès des Agences régionales de santé (ARS), le ministère expliquait vouloir économiser ainsi près de 600 millions d’euros.

On croyait l’affaire oubliée. Il n’en est rien. Le gouvernement revient à la charge. Mais à partir de quel seuil considère-t-on une activité chirurgicale insuffisante dans un établissement hospitalier ? Quand elle n’excède pas 2 101 actes chirurgicaux par an, répondent les services de Marisol Touraine. En deçà de cette limite, une restructuration de l’offre de chirurgie doit être engagée, stipule le ministère. Le projet de loi de finances pour la Sécu (PLFSS) 2015 a prévu de son côté de ramener le déficit sous les 10 milliards d’euros. Parmi les pistes d’économies prévues par le gouvernement : «l’amplification du virage ambulatoire du système français de soins». Nous y sommes.

Visés depuis longtemps

Selon, le ministère, les 58 hôpitaux et cliniques trahis par les chiffres de leurs activités chirurgicales tourneraient «au ralenti» avec des lits inoccupés un jour sur deux. Au demeurant, cette volonté de réforme n’est pas nouvelle.

En 2010 déjà, avait été divulguée une liste d’établissements menacés de fermeture au motif que leurs services de chirurgie y opéraient moins de 1 500 personnes par an. Dans cette liste : Decazeville, Saint-Girons ou Figeac…

Le manque de pratique des chirurgiens des petits hôpitaux était l’argument avancé par Jean Leonetti, à l’époque président de la Fédération hospitalière de France.

Du côté des défenseurs des petits hôpitaux, c’est la stupéfaction : «Je suis surpris que cette instruction ministérielle refasse surface car le texte présenté en septembre avait été jugé non utilisable par le ministère», explique Michel Antony, coordonnateur national des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité. «Chaque fois qu’on affaiblit un service de chirurgie, on met à mal tout un plateau technique.

Voilà des années que maternités, urgences de nuit, cardiologie, sont dans le viseur. Sur 1 500 maternités par exemple, on en a supprimé un millier en 20 à 30 ans. C’est un rouleau compresseur, une catastrophe sanitaire», poursuit Michel Antony qui se dit «consterné que le ministère actuel poursuit sur la même voie que l’ancienne ministre Roselyne Bachelot …»


Zoom

Mais aussi Languedoc et Aquitaine

Par déduction, en Midi-Pyrénées, se retrouveraient dans la ligne de mire du ministère de la Santé les services chirurgicaux de la clinique du Quercy Bellevue à Cahors (46), les CH de Saint-Girons (09), Moissac (82), Lourdes (65), mais aussi Gourdon (46). Ce qui ne laisse d’étonner son directeur Jean-Guy Eymet. «Je suis surpris d’être dans la liste, d’autant que le CH de Gourdon est un des seuls à ne pas être adossé à un service de chirurgie à temps plein. Le service ambulatoire est assuré le matin grâce à un regroupement de coopération sanitaire de la communauté hospitalière de Cahors…»

En Languedoc-Roussillon, sont dans le collimateur la clinique du Gevaudan à Marvejols (48), la polyclinique La Garaud et le CCA des Hauts d’Avignon (30).

En Aquitaine : la polyclinique du Marmandais, Saint-Vincent-de-Paul à Dax (40), les CH de Saint-Palais et Orthez (64).