Communiqué de la coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité

CONSTAT DE CARENCE AU MINISTÈRE DE LA SANTÉ

Madame la Ministre s’affole et demande aux établissements de santé, publics et privés, de déprogrammer des soins chirurgicaux et/ou médicaux, afin de faire face à l’afflux de patients atteints de grippe ou autres complications hivernales.Cela pourrait presque passer pour un gag si ce n’était pas la triste réalité !

Voilà plusieurs années que les ARS, sur ordre du ministère, taillent dans les effectifs de personnels des hôpitaux publics et y suppriment des lits, des services et des plateaux techniques.

De réformes en mesures d’austérité, Ils ne disposent plus des effectifs et des structures nécessaires à l’exercice de leurs missions et ne parviennent plus à répondre aux besoins de santé.

Parallèlement, le secteur privé, qui ne prend en charge ni les épidémies de grippe, ni les personnes en difficultés sociales, continue de prospérer.

Avec le numerus clausus, délibérément sous-estimé, la démographie médicale est en chute libre : La pénurie de médecins de ville et de praticiens hospitaliers amplifie les déserts médicaux. La permanence des soins n’est plus assurée partout.

La Sécurité Sociale a vu son rôle amoindri, au profit des complémentaires, créant une inégalité de plus en plus forte en matière de santé.

Le nombre de morts prématurées augmente chaque année, l’espérance de vie régresse pour la première fois pour certaines catégories de population.

Il est temps d’ouvrir les yeux, Madame la Ministre : notre pays est au bord de la crise sanitaire et vous en portez la responsabilité, comme vos prédécesseurs.

Depuis des années, la Coordination Nationale, des organisations syndicales de personnels hospitaliers, des médecins tirent la sonnette d’alarme, sans jamais être entendus.

Des mesures d’urgence s’imposent :

 L’arrêt des fermetures de lits et des suppressions de postes

L’octroi des moyens budgétaires permettant aux établissements sanitaires et médico-sociaux d’assurer leur mission de service public

Des politiques sanitaires et sociales à la hauteur des besoins de la population, quel que soit son lieu d’habitation

La remise en cause du numérus clausus et de la liberté d’installation

La réappropriation de la Sécurité Sociale et le respect du principe : chacun cotise en fonction de ses moyens et reçoit en fonction de ses besoins

le rétablissement de la démocratie sanitaire garantissant la prise en compte des besoins de santé des territoires.

Lure le 13 janvier 2017

 

 

 

 

 

 

 

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Chirurgie orthopédique: la situation se débloque enfin

Une très bonne nouvelle qui montre que l’action tenace menée par le comité de défense depuis plus d’un an a permis le déblocage de la situation en chirurgie orthopédique.
La CME de l’hôpital Castel Moissac a, en décembre, voté à l’unanimité la demande de création de poste PH à temps partiel en chirurgie orthopédique.
Cette décision a été, en ce début d’année, acheminée à l’ARS pour être instruite et validée.
Le but de cette création est de renforcer l’offre de soins sur le bassin de santé ouest du département, liée à une augmentation significative de l’activité depuis 2013.
Le but est de fidéliser à l’hôpital le Docteur Nesry qui exercera ce temps partiel de PH lorsqu’il sera créé, et complètera son temps comme intérimaire. Dans un an, le Docteur Nesry pourra occuper le poste de PH à temps plein, gardé en attente, et libérer le mi-temps dont pourra bénéficier l’autre chirurgien orthopédique, le docteur Faure.
L’augmentation des séjours en orthopédie traumatologie est significative:
– 2014: 747
– 2015: 835
– janvier-octobre 2016: 767
La pose de prothèses connaît aussi une forte augmentation.
– 2012: 26
– 2014: 105
– 2015: 140
– 2016: 185
Le nombre de séjours en ambulatoire est passé de 217 en 2014 à 331 en 2016.
Cette augmentation témoigne de la notoriété des chirurgiens qui, PH titulaires dans un an, peuvent rassurer sur la pérennité du plateau technique à l’hôpital Castel-Moissac.
Le comité de défense remercie toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisés pour obtenir ce résultat: d’abord la population du bassin de vie, avec les 8000 signatures de la pétition, lancée en début d’été; les personnels hospitaliers, les élus, les administratifs qui ont pu contribuer à cette heureuse conclusion, les présidents de CME dont Pierre Mardegan à Montauban, Conseiller départemental, qui a été à la mise en œuvre de la solution.
Le comité de défense est satisfait de cette conclusion mais reste vigilant par rapport à des problèmes qui semblent exister au niveau de la radiologie et du laboratoire d’analyses.
Le président,
Jean-Paul Nunzi