Réponse PNO

Monsieur,
J’ai bien reçu votre lettre concernant l’hypothèse de restructuration des hôpitaux, qui pourrait toucher en particulier celui de Castel-Moissac.
En ce qui me concerne, l’idée de sacrifier des services de proximité d’une manière générale au nom d’économies décrétées « là-haut » (Loi Bachelot) me répugne, surtout quand ce sont les gens « d’en bas », c’est-à-dire les gens d’ici, vous, moi, les habitants du Tarn-et-Garonne, qui en subissent les conséquences.
C’est un cas très concret du « pourquoi » de notre liste : il y a en marre que l’on décide « là haut » de ce qui est « bon pour nous en bas », surtout que dans un cas édifiant comme celui-ci, il s’agit de « faire des économies »… de bouts de chandelles ! qui va économiser quoi ? en tout cas, pas le pauvre bougre de Castelsarrasin ou de Moissac qui, si une telle restructuration venait à être effective, en subira les conséquences en étant obligé d’aller jusqu’à Montauban (et s’il y a urgence, quand les minutes sont comptées, ça peut même être dramatique !).
Que ce soit en tant que « régionaliste » (puisque c’est ainsi que l’on nous qualifie, nous membres du Parti de la nation Occitane – PNO) ou simplement en tant que Citoyen responsable et impliqué de ce groupe « Le Bien Commun », je suis bien évidemment complètement hostile à une telle restructuration, et si par hasard je venais à être élu, je vous invite à prendre contact avec moi pour que nous puissions ensemble étudier en détail ce dossier, afin de voir, au vu des compétences de la région, ce qu’il convient de faire.
J’aime notre région, son histoire, sa culture, son identité. Je me battrait avec mes moyens pour qu’on y vive du mieux possible, pour préserver l’emploi, les services de proximité, et développer les infrastructures (réseau ferroviaire secondaire, par exemple, c’est un idée que je souhaite développer). Nous, les occitanistes, avions un slogan dans les années 70 qui résume tout cela en une phrase : « Viure e trabalhar » al païs », vivre et travailler au pays. Les services de proximité non seulement sont une nécessité, mais en plus génèrent des emplois locaux (directs et indirects), ce qui ne gâte rien. On se bât depuis des années pour que l’Occitanie ne devienne pas « un désert méridional » juste bon a servir de « bronze-cul » pour touristes trois mois dans l’année. Donc, préserver les services de proximité, l’emploi local, une agriculture « intelligente » (circuits courts) etc, ce sont des axes programmatiques que nous, occitanistes avions développés depuis des années, et que l’on retrouve aujourd’hui dans cette coopérative citoyenne dite « Le Bien Commun ».
Ne perdez pas de vue une chose : le lobby LR, PS, FN, c’est bonnet-blanc et blanc-bonnet, le sinistre « club des jacobins », qui, depuis Robespierre, au delà de la posture, sont au moins d’accord sur une vison commune de la France : Paris, la vitrine de la France, le modèle, le centre névralgique, opposé à la « Province », rurale et sans intérêt, qui a juste vocation à servir de « vache-à-lait » à la « ville lumière ». Les gens qui sont dans cette mouvance ne sont que des notables qui reproduisent à une échelle « régionale » ce modèle-là (les métropoles concentrationnaires Toulouse et Montpellier, voire Montauban, sont des « Paris » miniatures à un niveau plus local, tel est l’ambition de tous ces politicards de métiers qui se contentent d’un pouvoir local entre leurs mains, à défaut de pouvoir accéder à un échelon supérieur à Paris).
Vous nous apportez ici un exemple très concret de ce que nous, occitanistes, dénonçons depuis des décennies (en soulevant aussi au passage la volonté Parisienne d’éliminer notre identité autochtone, il n’y a pas que le modèle économique que nous dénonçons, il y a aussi le modèle identitaire et culturel qui nous débecte).
Aujourd’hui, cette coopérative écologiste et Citoyenne dite « Le Bien Commun » dénonce aussi ce modèle social et économique déplorable ; du coup, nous, au PNO, avons des atomes crochus avec ce groupe, d’où notre présence sur cette liste. Car c’est exactement ça, « Le Bien Commun », c’est un exemple très concret, pouvoir être soigné dans des conditions optimales « au Païs », du moins, au plus près. C’est pour notre bien, à nous, citoyens de l’Occitanie, on se fout de supposées économies dont nous ne serions, de toute façon, pas bénéficiaire !
Je regrette seulement que vous ne m’ayez pas contacté en amont, pour nous rejoindre sur notre liste, puisque justement « Le Bien Commun » a pour vocation de dénoncer ce genre de problématiques.
Nous n’avons pas pu travailler cela en amont, pour mettre en avant vous-même, en personne au sein du Bien Commun, cette problématique (en étant d’autant plus objectif que directement concerné !) ; nous tâcherons de le faire en aval, avec nos élus à l’assemblée régionale.
Cordialement,
Jérôme Piques (Parti de la Nation Occitane – PNO), candidat pour « Le Bien Commun » dans le Tarn-et-Garonne
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